Agriculture industrielle et pesticides : un duo loin d’être idéal pour la planète

Agriculture industrielle et pesticides : un duo loin d’être idéal pour la planète

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Les conséquences de l’utilisation des pesticides sont énormes sur la santé humaine et sur la santé environnementale. En effet, la démarche de l’agriculture industrielle mène la planète à la catastrophe.

L’agriculture industrielle et les pesticides présentent ainsi des dangers pour l’écologie et l’écosystème.

Comprendre les pesticides et l’agriculture intensive

Les pesticides sont des produits chimiques ou produits phytosanitaires toxiques. Ils sont utilisés par les agriculteurs dans le but de détruire les organismes vivants indésirables ou nuisibles pour les cultures.

De manière généralisée, les pesticides sont employés dans le cadre des exploitations intensives ou de l’agriculture industrielle. Ils présentent des effets secondaires négatifs.

Certes, ces produits éradiquent les insectes, les mauvaises herbes, les champignons et les rongeurs. Par contre, leur toxicité provoque aussi :

  • les pollutions de l’environnement et du sol ainsi que de l’eau et de l’air : nappes phréatiques, cours d’eau souterraine, etc
  • les troubles sanitaires dus aux résidus de pesticides : atteintes neurologiques et dermatologiques, troubles du système cardio-vasculaire et du système respiratoire, cancers et maladies neurodégénératives.

L’agriculture industrielle se démarque par l’usage massif des intrants tels que les matériels et les produits. Pour optimiser la production agricole, les agriculteurs choisissent cette pratique culturale moderne qui repose sur la mécanisation poussée et l’utilisation :

  • des pesticides : herbicides, fongicides et insecticides
  • des engrais chimiques.

En effet, les pesticides dans l’agriculture moderne ne sont pas bénéfiques pour le sol, l’écologie et l’homme. Au contraire, ils réduisent les rendements au fil des années de culture.

Un duo dangereux pour l’environnement

Un duo dangereux pour l’environnement

Le type d’agriculture industrielle et les pesticides chimiques forment un duo néfaste pour les producteurs, le sol de culture et l’environnement lui-même.

Il s’agit d’un modèle agricole dominant s’appuyant sur des pratiques agricoles mécanisées et gourmandes en intrants chimiques. Une agriculture reposant sur la monoculture visant la forte productivité et la rentabilité sur les grandes superficies.

Une pratique agricole conventionnelle non raisonnée qui mise sur l’utilisation massive des produits phytopharmaceutiques. Elle favorise aussi l’emploi d’une main-d’œuvre réduite avec usage accru d’engrais chimique. Ce qui entraîne :

  • un rendement à court terme
  • une terre moins fertile
  • un écosystème dérangé et déséquilibré

La pratique de l’agriculture industrielle combinée à l’usage des engrais et pesticides a des impacts négatifs sur la santé des producteurs et des consommateurs. On distingue aussi la destruction de la faune et de la flore notamment des pollinisateurs ou abeilles.

NB : Les OGM ou organismes génétiquement modifiés sont source de pollution génétique. Ce qui menace la biodiversité.

Des effets néfastes sur la biodiversité et le climat

Comme mentionné précédemment, l’agriculture industrielle favorise la monoculture. Elle bannit donc la rotation culturale du système biologique. Ce qui induit :

  • une biodiversité plus pauvre
  • une décomposition des écosystèmes naturels
  • un empoisonnement et une disparition des insectes pollinisateurs

La mécanisation et l’agrandissement des parcelles de culture ne sont pas idéaux pour la planète.

L’agriculture moderne et les pesticides engendrent des effets sur les conditions climatiques. Il s’agit au fait d’un système de culture de dérèglement climatique.

Les intrants chimiques dans les cultures de types industrielles provoquent l’émission de gaz à effet de serre. Cette dernière augmente au cours des années depuis l’émergence des pratiques chimiques recourant à des main-d’œuvre restreintes.

En résumé, la culture industrielle et les pesticides provoquent :

  • la destruction des sols
  • la pollution de l’eau
  • le déclin des pollinisateurs
  • la perturbation climatique
  • la perte de la biodiversité
  • l’insécurité alimentaire
  • la disparition des agriculteurs

Pour y remédier, l’adoption de l’agroécologie ou l’agriculture biologique et l’emploi des pesticides biologiques constituent les meilleures solutions.